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En quête d’identité

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S’il y a bien quelque chose que nous avons tous en commun que ce soit conscient ou inconscient c’est la recherche perpétuelle de notre identité. Entre les « Je suis » que nous utilisons volontiers pour nous définir, l’astrologie et toutes les disciplines qui sont disposées à nous donner des clés pour connaître tous les aspects de notre personne, mais aussi le besoin de se rattacher à un groupe, communauté, à une collectivité, de se raccrocher à un titre, à un diplôme, à des accomplissements personnels, nous ne savons plus que faire pour savoir enfin qui nous sommes. Le problème c’est que nous cherchons généralement à nous définir avec quelque chose qui nous vient de l’extérieur ou en nous comparant aux autres. Mais la vraie identité est intérieure, elle ne peut pas se définir en regardant dehors. Elle est aussi plus simple, plus évidente qu’il y parait… Mais en effet, pour commencer à l’entrevoir, il faut d’abord se dégager de tout ce qui nous en coupe. Et ce, à commencer par tous les faux « Je suis ». Durant toute notre enfance et même encore maintenant nous souffrons des étiquettes que l’on nous a collées, des qualificatifs en tous genres, des croyances limitantes, des formes de comportements. Et nous cherchons tant bien que mal à nous en débarrasser, à nous conforter dans l’idée selon laquelle nous sommes bien au-delà de ces mots qui cherchent à nous catégoriser, à nous définir de façon limitée et souvent péjorative.

Mais dans les faits ce n’est pas si simple. Voici les étapes qui jalonnent selon moi le parcours du combattant qui consiste à dégager ces croyances identitaires ou étiquettes, apprendre à ne plus se laisser limiter par elles et finalement s’en libérer complètement.

1- Identification des étiquettes

De quoi vous traitait-on enfant ? Y avait-il des qualificatifs ou des remarques qui vous ont marquées au point de vous avoir conditionné aujourd’hui ? Y a-t-il des qualificatifs que vous utilisez pour vous définir mais qui semblent de ne pas vous nuire spécialement ?

Dressez une liste de tous ces mots qui ont défini qui vous étiez par le passé et continuent dans une certaine mesure de le faire aujourd’hui, ajoutez-y aussi tous les mots qui semblent qualifier votre personne dans votre comportement et façon d’être. Il nous importe peu que ce soit dans le sens positif ou négatif car vous reconnaitrez facilement que l’on peut toujours trouver des situations dans lesquelles un comportement à priori négatif est utile voire même bénéfique et vice versa.

2- Mise en évidence des limites auto-imposées

Une fois que vous aurez identifié tous ces mots, j’aimerais que vous surlignez ou marquiez ceux qui à priori vous desservent, vous limitent ou font de vous quelqu’un que vous n’acceptez pas totalement. Réfléchissez en quoi ces mots vous limitent, qu’est-ce que ces étiquettes vous empêchent de faire ? Puis analysez aussi qu’est-ce que ces attributs vous empêchent d’être ?

Je vous invite à réviser à nouveau votre liste et à relire attentivement tous ceux que vous n’avez pas surlignés. Faites attention à eux parce que certaines de ces étiquettes sont faussement « positives » et nous pouvons croire à tort qu’elles sont bénéfiques. Pour vous citer un exemple, j’avais écrit sur mon front « gentille fille qui aime faire plaisir à tout le monde » mais voilà, comme à priori c’était plutôt bien perçu, je ne me suis rendu compte que plus tard que c’était limitant. Quand vous aurez réalisé ce travail vous pouvez passer à l’étape suivante.

3- Acceptation du travers et de son contraire

Quand on vous a seriné toute votre vie que vous êtes maladroit, il est évident que quand vous avez un plateau de verres en cristal dans les mains, vous avez tendance à paniquer… Vous aurez dans ce cas-là tendance à vous auto-flageller dès que vous donnerez encore raison à cette croyance qui vérifie le « Je suis comme ça, j’ai toujours été comme ça et je ne peux pas changer ». Et les occasions de vous conforter dans cette idée ne manqueront de se présenter puisque le principe d’une croyance est de vous donner toujours raison, donc de s’autoalimenter pour être toujours plus forte et plus vraie. Et ce n’est pas en vous faisant violence que vous parviendrez à vous en défaire. Le remède, comme toujours passe par l’acceptation et l’amour de soi. Peu importe finalement la personne ou les circonstances qui ont créé ce comportement ou ce trait de caractère, votre travail est de vous accepter quand celui-ci se manifeste, donc de vous permettre d’être cette personne que vous désapprouvez. En introduisant de la bienveillance vis à vis de vous-même dans ce comportement vous vous permettez d’être cette partie, de ne plus la rejeter et donc de vous aimer plus. De cette manière vous sortez du cercle vicieux dont vous avez toujours souffert, que quelqu’un a commencé à entretenir un jour et que vous avez perpétré malgré vous et malgré la souffrance que cela supposait pour vous.

Accepter un travers c’est compliqué mais c’est facilement identifiable. Le souci c’est comme dans le cas que j’ai cité tout à l’heure quand on est devant une croyance qui est plutôt bien vue par les autres, on n’a du mal à s’en défaire, tout simplement parce qu’il nous est difficile de déplaire. En renonçant à ce type d’étiquettes, nous devons accepter d’être aussi ce que les autres n’aiment pas, facette que je suis pourtant dans le fond sans pouvoir l’accepter. Dans mon cas, il me fallait accepter d’être parfois désagréable, égocentrique ou égoïste… Et là c’est beaucoup plus compliqué ! Quelque part la croyance selon laquelle nous sommes comme les autres veulent que nous soyons nous arrange aussi dans une certaine mesure. On aime plaire ! Normal c’est comme ça que l’on nous a appris à aimer et à être aimé, comment pourrions-nous faire autrement ? Notre société voit d’un bon œil et accepte plus facilement les personnes qui font passer les autres avant eux, qui sont aimables, compatissants, chaleureux, bienveillants, gentils, généreux, prêts à aider, rendre service, … Et d’ailleurs tout cela est fantastique mais quand c’est fait dans le désintéressement et sans recherche de l’amour ou l’approbation de l’autre.

S’il y a bien une phase complexe c’est celle-ci. Car on peut penser que ça y est on s’accepte totalement, que l’on a bien identifié cette facette de nous-mêmes qui avant nous posait problème et nous empêchait de nous aimer, mais notre égo nous jouera aussi beaucoup de tours pour nous le faire croire et nous faire passer à autre chose !

Donc soyons vigilants et bienveillants envers nous-mêmes quand la partie de nous que nous croyions avoir acceptée pointera le museau et que nous réagirons encore avec une forte désapprobation. Et vigilance aussi parce que le travers peut apparaitre de manière déguisée chez une autre personne que nous sermonnerons intérieurement ou ouvertement d’ailleurs ! C’est d’ailleurs une bonne manière d’identifier des choses que nous avons à accepter de nous-mêmes : à chaque fois que nous désapprouvons quelqu’un, c’est une partie de nous que nous montrons du doigt sans nous en rendre compte !

4- Création de nouvelles croyances

Une fois que l’on a commencé à travailler sur l’acceptation de ce qui ne nous plait guère, nous pouvons en parallèle, réfléchir à ce que nous aimerions être et pourquoi. Il serait bon de se poser les questions suivantes : Si j’étais…. qu’est-ce que cela me permettrait de faire ? qu’est-ce que cela me permettrait d’être ? Et aussi en me permettant d’être ce que je souhaite être à quoi je suis susceptible de m’exposer ? Y a-t-il une peur sous-jacente à me le permettre ? Peut-on me reprocher cette attitude ou une attitude qui en découle ?

La dernière partie du travail intérieur à ce niveau-là est donc de mettre en évidence les éventuelles peurs qui m’empêchent d’accepter ces parties de moi pleinement. Cela vient donc en complément du travail précédent.

Après tout cela, il vous sera plus facile de vous accepter et donc de vous voir tel que vous êtes véritablement. Avec le temps, les fausses identités perdront peu à peu de leur force et vous laisseront entrevoir qui vous êtes vraiment. Mais je reconnais que cela peut parfois ressembler au jeu du chat et de la souris…! Quand il semble que nous avançons, quelques temps après on a à nouveau l’impression de régresser ou de voir resurgir des choses que nous pensions réglées. Ne vous découragez pas et sachez qu’au fur et à mesure que vous prenez conscience de nouveaux aspects de votre personnes à aimer, vous élevez votre niveau de conscience et cela a pour conséquence de vous rendre capable de dépasser de nouvelles choses, ou parfois les mêmes aspects mais plus en profondeur. Cela peut sembler sans fin mais il ne faut pas le voir comme quelque chose qui doit à un moment donné nécessairement se terminer, mais plutôt comme un voyage où chaque apprentissage nous fait arriver à la destination suivante. Il n’est pas rare que nous ayons l’impression de patauger dans la semoule, d’être littéralement perdu ou de ne plus savoir quoi faire. Ayez confiance en votre intelligence intérieure, en votre capacité propre à sortir grandi de tout ce qui apparaitra sur votre chemin. Au final, tout ce que vous traversez a pour but ultime de vous rendre plus conscient et de vous prodiguer plus d’amour.

Je vous encourage à m’envoyer vos questions à info@lesentier.fr et à partager vos commentaires.

A bientôt sur www.lesentier.fr

Charlotte

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